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Les humeurs changeantes d'Antigone


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Précisions nécessaires à divers articles

Impression qu'il convient d'apporter des précisions aux articles "1ère fois" et compagnie.

Deux personnes adultes consentantes et averties. L'un, plus expérimenté que l'autre, qui dirige, soit. Pas d'amour entre les deux. Et on allait pas faire semblant non plus. C'était clair entre nous. Et pas une seconde je ne le regrette. Et ce qu'il pense lui, je n'en sais rien. C'est son problème. Pas le mien. C'est quelqu'un que je respecte. J'ose croire qu'il me respecte aussi. Et je pense vraiment, qu'en général, on s'apprécie. Y'a pas de con, dans l'histoire. Et s'il en fallait un, ça serait d'abord moi. En lisant mes textes, on a le résultat, mais pas le précédé dont il découle. Je ne veux pas le faire passer pour le bienfaiteur de l'humanité, ni pour un débaucheur de jeunes filles sages. Mais il m'a aidée à m'accepter. A oublier mes complexes. Il m'a décoincée aussi. Sans doute que ça l'arrangeait lui aussi. Mais il ne m'a jamais brusquée. Ne m'a jamais forcée à rien. On s'est mutuellement utilisés. Ça reprend bien que ce que notre prof d'éco nous avait dit au début de notre 1ère : "Rendez-vous service mutuellement." Elle avait bien pressenti le truc. Je suis peut-être passée à côté de choses qui auraient pu être mieux autrement vécues. Je ne conseillerais cette expérience à personne. Je suis comme toutes les autres, je prône le "la première fois avec amour" et aussi le "Faites ce que je dis, pas ce que je fais.". Mais je peux aussi nuancer. J'aimais l'idée que le premier ce soit lui. Et il est mon premier amour, même s'il ne m'a jamais aimé comme moi je l'aimais lui. (Là je plonge dans le pathétique, mais c'est comme ça.). Et ça changerait tout, selon la façon de le dire. Le premier mec avec lequel j'ai couché était mon premier amour. 2 ans et demi plus tard, c'est vrai, et je ne l'aimais plus. Mais quand même. Ça ne s'oublie pas. Sur l'instant, je pourrais dire que j'ai couché avec celui qu'il était à 15 ans et demi et telle que j'étais à tout juste 16 ans. Sachons jouer avec l'espace-temps.

C'est moi qui lui ai demandé, pour coucher. Mercredi soir, on avait un souper à l'école, les terminales et les profs. On est sortis après. Sur son initiative, on s'est retrouvé seuls tous les deux. Il m'a un peu caressée, pas dans le but manifeste de me donner envie de baiser avec lui, puisqu'il a été assez surpris par ma demande, même si on en avait parlé très souvent. Il était presque obligé de dire oui, finalement. J'ai eu envie, j'ai demandé, j'ai eu ce que je voulais. Il ne m'a pas manipulée ou quoi que ce soit. Il ne m'a pas droguée non plus. Je n'avais rien bu. Je dois avoir un problème, mais je ne considère pas la virginité comme une chose qu'on offre. Je trouve magnifique le mythe de la première fois, mais à mon sens, la seule première fois que j'aurais trouvée valable, ç'eut été avec amour et tout le tralala, et un mec pour qui ça aurait aussi été la première fois. Mais, l'amour, je trouve ça beau dans les bouquins, les films, les chansons, et chez les autres, pas chez moi. Ça devient vite lamentable, jamais assumé, grandes déclarations à mots couverts (paradoxe)… Un jour peut être. Mais j'avais envie d'avoir couché, je voulais l'avoir fait, et comme depuis longtemps j'avais renoncé à l'idée d'une "première fois valable", je l'ai pris lui, vu qu'en plus il voulait bien de moi. Par modification espace-temps, je me rapprochais fort de mon idée de ce qui est valable. Ce qui pourrait choquer dans cette histoire, c'est la façon dont ce soir là je me suis laissée guider par mon côté animal. Milieu de mon cycle. Quand il a glissé ses doigts sous mon string ce n'est plus envie que j'ai eu, mais besoin. De la même manière, au cours de ces deux années où nous avons été ensemble en classe, je me suis livrée à ses caresses par besoin, un besoin d'une nature un peu différente, mais besoin. De chaleur, de caresses, d'un contact corporel. Peut-être bien histoire de me rassurer : j'existe, je ne suis pas seule sur cette terre. Je l'ai utilisé. Il a souvent été comme un truc pour moi. J'ai fait la salope. "Fils de pute", c'est à la limite une appellation qu'on pourra donner à mes enfants, mais sur ce coup-là, il ne la mérite pas. Pour d'autres coups, j'en sais rien, c'est pas mes affaires. Je ne veux pas être au cœur d'un règlement de comptes débile. Que chacun fasse ce qu'il veut, mais qu'il sache l'assumer après. Nous avons couché ensemble, et je n'ai pas relaté l'acte en détail. Contrairement à la fellation du 11 juin. Pourquoi ? Par respect pour lui, pour le vrai lui. Quand je lui ai fait cette fellation il s'est comporté comme rien du tout, comme un bout de bois, il était un autre lui. Un autre que je déteste. Et pour lequel je n'ai pas de respect. L'autre lui qui m'a fait du mal. Enfin, son côté qui me dérange. Celui qui croit que la vie c'est la guerre, celui qui croit que c'est être fort que d'essayer d'écraser ceux qui se débattent déjà contre des choses qui les dépassent à elles-seules. Son lui des jours noirs. Cette froideur, c'est pas le vrai lui. Mais il ne fait pas de dédoublement de personnalité, c'est jusque que je préfère séparer les côtés que j'aime beaucoup chez lui de ceux qui me déplaisent. Alors je me suis permis de décrire en détail tout tel que je l'avais ressenti. Description sans doute subjective. Mais l'on y voit, du moins je le suppose, que c'est moi qui ai décidé d'être là, qui décide de lui faire cette fellation. Le dialogue que j'ai écrit a mis de côté son, ou ses, je ne me souviens pas, "je ne te force pas". Sa froideur m'a dérangée seulement par le peu de caresses qu'il m'a donné. Mais je ne l'aurais pas souhaité autrement sur le moment. Je suis habituée à faire face au lui froid. Et pour cela, je n'aurais pas su réagir spontanément s'il avait été plus affectueux, ça m'aurait perturbée. Par contre je n'ai pas procédé ainsi pour la fois où nous avons couché ensemble. Là son intimité, les trucs qui ne regardent que lui, m'a été bien plus dévoilée, et je n'ai rien à dire dessus, ni à juger ni à critiquer. Après l'acte au sens propre, nous avons pourtant eu un dialogue étonnant. Mais qui lui appartient plus qu'à moi. Et qui reste entre lui et moi. Je ne le répète pas par simple respect. Je ne me serais jamais permis de tout raconter en détail. Juste parce que je l'assume, il y a 5 personnes qui savent ce que j'ai fait, pas comment. Et ça me semble beaucoup moins préjudiciable à l'autre que d'avoir voulu raconter tout en détail à son n'ami.

Sinon, et je ne l'ai pas écrit l'autre jour, je l'ai trouvé très "adéquat" quand on a baisé. Ça n'a pas été mythique, mais pas nul du tout, enfin, pour moi en tout cas, même si je sais qu'il n'a pas été du même avis… Il ne m'a pas demandé des trucs qui me déplaisent, m'a demandé plusieurs fois : "T'as mal ?", "Tu veux essayer autrement ?"

Pas un mauvais souvenir. Pas une victoire de sa part sur ma vertu. Ni une de mes charmes sur sa raison. Pas de regret. Des actes conscients, réfléchis, entre deux personnes douées de raison et sensées.

Ecrit par Antigone, à 20:12 dans la rubrique "Du rien sur un tas de vide".

Commentaires :

  slyphe
slyphe
04-07-04
à 20:38

Salut, j'ai lu ton article avec attention. Moi aussi je me dis que finalement je devrais prendre le premier venu, meme si je ne l'aime pas. Pourtant je n'arrive pas à franchir le cap. J'aurais voulu savoir ce qui t'as motivé, ce qui t'a fait oublier que tu pourrais avoir des remords, et ce qui fait que tu n'en as pas.
Sinon je voulais aussi te dire que ça fait quelques temps que je te lis, même si c'est la première fois que je te lis et je trouve ce que tu écris très touchant. Je m'y reconnais souvent.
A bientôt.

  Antigone
Antigone
07-07-04
à 23:25

Re: Slyphe

Je ne sais pas si prendre le premier venu est une bonne chose. Que tu l'aimes ou non, il faut quand même quelqu'un avec qui tu te sentes bien, que tu connaisses suffisament pour avoir confiance en lui. Parce que malgré tout, ce n'est pas un acte anodin.
Je pense que c'est une question de personne. J'étais prête à le faire avec lui, pas avec un autre. Qu'il y ait ou non de l'amour, il faut quand même avoir la "bonne" personne.
Et c'est justement parce que j'avais la personne qu'il me fallait que j'ai pensé ne pas risquer d'avoir de remords. Mais je ne peux pas jurer que dans 6 mois, 1 an, ou même 5 je n'en aurais pas, des fois que je tomberais amoureuse...
Sinon ça me fait plaisir de savoir que j'ai des lectrices :) !

  glloq
glloq
04-07-04
à 20:55

Antigone, tu es magnifique.

  Anonyme
04-07-04
à 21:50

Re:

Il n'est pas vraiment question que de prendre le premier venu... c'est plus une question d'envie et de besoin qu'autre chose. J'ai compris sans trop comprendre l'attachement dont est victime une fille, quant à la perte de sa virginité, pas n'importe où, ni n'importe comment et encore moins avec n'importe qui.
Mais il faut remettre les choses à leurs places, il n'y a pas de protocole pour ça, et c'est au bon vouloir de la fille que de franchir le pas comme elle le fera. Comme tu l'as dis toi même Antigone, ça peut être une question de besoin, et je ne vois pas en quoi la chose peut être dégueulasse comme simple prétexte sa raison.
Une chose à savoir cependant... bien que la première fois est la fois la plus importante pour beaucoup, elle est rarement (jamais ?) la meilleure, certes ne pas le faire n'importe comment, mais c'est un cap et rien qu'un cap à passer.


Luciano.

  Antigone
Antigone
07-07-04
à 23:41

Re: Re: Luciano

Complètement d'accord avec toi. Tu résumes parfaitement le fond de ma pensée.

  Antigone
Antigone
07-07-04
à 23:34

Re: Glloq

Merci... mais toi aussi, tellement, que je ne sais jamais quoi répondre.

  gigidee
gigidee
05-07-04
à 12:10

il fallait me le dire sur le moment que tu trouvais ce que je racontais méritait d'être nuancé, je ne t'en aurais pas voulu!
quand au "règlement de comptes débile", il n'a pas lieu d'être, personellement je n'ai de compte à rendre à personne. en plus comme tu l'as dit à mots couverts, ta situation et la mienne sont totalement différentes. ca fait casiment un an que l'on ne s'est pas revues, ce qui est regrettable d'ailleurs, et je ne pense pas que tu sois objective dans ton jugement envers ce "règlement de comptes débile" qui n'a jamais et n'aura jamais lieu.

tout ca pour te dire que tu fais parfaitement ce que tu veux, et que je suis contente pour toi, et pour lui, à propos de ce qui s'est passé, et j'espère que tu l'es aussi. et que j'aime bien te lire, et essayer de te comprendre.

après, communiquer, entre 2 personnes qui se considèrent elles-même comme à moitié autistes, c'est une autre histoire.

bisous antigone, à bientôt

  ange
07-07-04
à 01:57


Je suis tombé par hasard sur ton blog et en lisant tes articles je me suis apercue qu'on se ressemblait. Je voulais juste dire que les blogs ne sont pas la pour juger les gens, juste pour écouter leurs confidences.

  ange
07-07-04
à 01:58


Je suis tombé par hasard sur ton blog et en lisant tes articles je me suis apercue qu'on se ressemblait. Je voulais juste dire que les blogs ne sont pas la pour juger les gens, juste pour écouter leurs confidences.
http://www.u-blog.net/ange

  Antigone
Antigone
08-07-04
à 00:02

Re: Gigidee

Je disais règlement de comptes, mais pas envers moi, ou même vennant de toi (seulement). C'était juste que d'où que cela puisse venir, je refusais qu'on rapproche les deux "histoires" l'une de l'autre. Puisque cela n'a rien à voir, et que dans le fond, je m'en fiche totalement.
Voilà, voilà.



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