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<title type="text/plain">Les humeurs changeantes d&apos;Antigone</title>
<tagline type="text/plain">Si enim falor, ergo sum</tagline>
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<name>Synonyme de : abandon, altruisme, bonté, humanité, valeur... </name>
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		<title>Un post qui part... en couilles</title>
		<author>
		<name>Antigone</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je lisais un bouquin, l&apos;autre jour. Soldat Peaceful, qu&apos;il s&apos;appelait le bouquin, un bouquin pour enfants. Et très très bien. Et comme à chaque fois que j&apos;aime, je préfère ne rien dire, pour ne rien gâcher. Je voudrais pouvoir un jour écrire un livre aussi bien. Mais ça n&apos;est pas pour demain la veille. Incapable de parler de ce que j&apos;aime, de le décrire. 

Les gens m&apos;effraient, mais j&apos;essaie de m&apos;en corriger. De force. Même que passer une soirée avec plein de gens que je ne connais pas, ça me fait presque plus peur. Presque. J&apos;appréhende toujours. Mais plus je l&apos;affronte, moins ça me terrorise. J&apos;avance  doucement, mais sûrement. 

Je me sens prête à tomber amoureuse, une fois de plus. Si ça n&apos;est pas déjà arrivé  mais là, il va falloir s&apos;en soigner. Le petit truc gravement épris que j&apos;étais l&apos;an dernier me fait rire ou pleurer, j&apos;hésite. &quot;Attachée à mon innocence&quot;, voilà ce que je croyais être à l&apos;époque, et ce que j&apos;étais peut-être, finalement. Romantique et innocente  ça commence comme rien, les initiales mais ce n&apos;est pas pour autant que je suis devenue plus consistante, on pourrait rajouter aussi empotée et niaise, ça ferait un joli tableau. Il reste niaise, évidemment, et romantique, peut-être, dans un coin bien obscur, ou peut être pas. Je ne me moquerais pas d&apos;un type qui me réciterait des poèmes sous les étoiles, surtout s&apos;il pleut, et sauf s&apos;il annone au lieu de déclamer. Et même sous la neige, par moins deux degrés, il faudra qu&apos;il soit grand, qu&apos;il épate plutôt que de se rendre ridicule. 

Je vais très probablement arrêter ce blog. En recommencer un autre, ailleurs, en conservant bien mon anonymat, cette fois, un blog dont je pourrais nier être l&apos;auteur. En m&apos;y impliquant tout autant, mais différemment.  Pari difficile, surtout en vivant dans un aussi petit pays. Combien serons-nous de Clémence, âgées de 19 ans, dans ma classe, ou dans mon foyer l&apos;an prochain ?  Il n&apos;y a qu&apos;à juste chercher avec Google : &quot;entre au CMS EPFL&quot; et je suis en 3ème position. Pas besoin de chercher mille ans pour me reconnaître. Encore faudrait-il des gens intéressés par une telle recherche, mais  ça me gênerait d&apos;être reconnue comme ça. 

Pas d&apos;adieux déchirants  Mais  c&apos;était bien, ici. Rien de tout ça. Et très probablement un effaçage imminent de ce blog. Merci à tous ceux qui m&apos;ont lue, commentée, conseillée  


</summary>
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		<issued>2004-08-09T20:04:38Z</issued>
		<modified>2004-08-09T20:05:16Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://antigone.joueb.com"><![CDATA[<p>Je lisais un bouquin, l'autre jour. Soldat Peaceful, qu'il s'appelait le bouquin, un bouquin pour enfants. Et très très bien. Et comme à chaque fois que j'aime, je préfère ne rien dire, pour ne rien gâcher. Je voudrais pouvoir un jour écrire un livre aussi bien. Mais ça n'est pas pour demain la veille. Incapable de parler de ce que j'aime, de le décrire. 

Les gens m'effraient, mais j'essaie de m'en corriger. De force. Même que passer une soirée avec plein de gens que je ne connais pas, ça me fait presque plus peur. Presque. J'appréhende toujours. Mais plus je l'affronte, moins ça me terrorise. J'avance… doucement, mais sûrement. 

Je me sens prête à tomber amoureuse, une fois de plus. Si ça n'est pas déjà arrivé… mais là, il va falloir s'en soigner. Le petit truc gravement épris que j'étais l'an dernier me fait rire ou pleurer, j'hésite. "Attachée à mon innocence", voilà ce que je croyais être à l'époque, et ce que j'étais peut-être, finalement. Romantique et innocente… ça commence comme rien, les initiales mais ce n'est pas pour autant que je suis devenue plus consistante, on pourrait rajouter aussi empotée et niaise, ça ferait un joli tableau. Il reste niaise, évidemment, et romantique, peut-être, dans un coin bien obscur, ou peut être pas. Je ne me moquerais pas d'un type qui me réciterait des poèmes sous les étoiles, surtout s'il pleut, et sauf s'il annone au lieu de déclamer. Et même sous la neige, par moins deux degrés, il faudra qu'il soit grand, qu'il épate plutôt que de se rendre ridicule. 

Je vais très probablement arrêter ce blog. En recommencer un autre, ailleurs, en conservant bien mon anonymat, cette fois, un blog dont je pourrais nier être l'auteur. En m'y impliquant tout autant, mais différemment.  Pari difficile, surtout en vivant dans un aussi petit pays. Combien serons-nous de Clémence, âgées de 19 ans, dans ma classe, ou dans mon foyer l'an prochain ?… Il n'y a qu'à juste chercher avec Google : "entre au CMS EPFL" et je suis en 3ème position. Pas besoin de chercher mille ans pour me reconnaître. Encore faudrait-il des gens intéressés par une telle recherche, mais… ça me gênerait d'être reconnue comme ça. 

Pas d'adieux déchirants… Mais… c'était bien, ici. Rien de tout ça. Et très probablement un effaçage imminent de ce blog. Merci à tous ceux qui m'ont lue, commentée, conseillée… 
</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Puis-je seulement... ?</title>
		<author>
		<name>Antigone</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Pas envie de dormir, alors je pose des questions à des gens qui ne les liront pas plus qu&apos;ils n&apos;y répondront, mais pas grave.
Premier : Ai-je le droit de te haïr pour ce que tu n&apos;as jamais dit ? 
Second : Ai-je le droit de te haïr pour les besoins que tu as fait naître en moi ? 
Troisième : Ai-je le droit de te haïr pour avoir tourné à ton avantage mon incapacité à dire non ?

En tout cas, moi, je m&apos;adore pas. 
J&apos;aurais pu inventer ce que tu n&apos;as pas dit. 
J&apos;aurais pu me trouver d&apos;autres besoins. 
J&apos;aurais pu dire non. 
</summary>
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		<issued>2004-08-08T22:28:39Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://antigone.joueb.com"><![CDATA[<p>Pas envie de dormir, alors je pose des questions à des gens qui ne les liront pas plus qu'ils n'y répondront, mais pas grave.
Premier : Ai-je le droit de te haïr pour ce que tu n'as jamais dit ? 
Second : Ai-je le droit de te haïr pour les besoins que tu as fait naître en moi ? 
Troisième : Ai-je le droit de te haïr pour avoir tourné à ton avantage mon incapacité à dire non ?

En tout cas, moi, je m'adore pas. 
J'aurais pu inventer ce que tu n'as pas dit. 
J'aurais pu me trouver d'autres besoins. 
J'aurais pu dire non. 
]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Regression</title>
		<author>
		<name>Antigone</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">
   Je n&apos;ai pas le temps d&apos;écrire ma vie, ces temps-ci. Pourtant je ne fais rien. Je donne une heure de maths par-ci par-là. Je glande le reste du temps, feuilletant des bouquins de physique-chimie ou bio. Je suis totalement improductive : il m&apos;a fallu trois jours pour raconter en 7 pages ce que j&apos;ai fait dans la soirée du 1er août, un récit qui n&apos;est ni gai du triste, mais réaliste, sûrement cru, mais qui ne sera jamais reproduit ici. J&apos;ai appris de mes échecs. Ce qu&apos;il y a que l&apos;on trouverait incorrect dans ma vie, je le garderai dorénavant toujours pour moi. 
   Dès que je touche mon salaire d&apos;une heure de cours je le dépense en bêtises inutiles. J&apos;ai besoin de couleurs dans ma vie, de gaieté. Alors ceinture orange, tee-shirt ridicule mais que j&apos;aime déjà  
 
Seul problème, ça n&apos;existait que dans des tailles inférieures au 10 ans, alors que je porterais plutôt du 12 ou voire même, si ça taille petit, du 14 ans. C&apos;est inintéressant au possible, mais c&apos;est pas grave. Admettons : je régresse, et c&apos;est bien pour ça qu&apos;on m&apos;a demandé mes papiers à deux reprises ce soir ; je ne faisais même pas 16 ans. 
   J&apos;ai passé quelques jours sans connexion, donc j&apos;ai toujours pas répondu à mes e-mails, ni souhaité un bon anniversaire à Pierrot, ce que je fais, m&apos;excusant platement du retard. Sans excuse, par contre, je n&apos;ai toujours pas envoyé son cadeau à une copine dont l&apos;anniversaire était en mai. Je suis nullissime. 
   Je commence tous mes paragraphes par &quot;je&quot;. La vie qui suit un trajet bien défini n&apos;a que peu d&apos;intérêt, finalement. Point de possibilité de lamentation, pas de détresse à évacuer. Et je me sens tellement ridicule de m&apos;être tant plainte alors que finalement tout entre dans l&apos;ordre prédéfini. J&apos;entre au CMS, comme je le souhaitais depuis longtemps. Et qu&apos;était-ce que ce mois d&apos;angoisse, à part la possibilité d&apos;apprendre à relativiser ?
   Mais j&apos;ai d&apos;autres angoisses, bien sûr. Peur de l&apos;an prochain. Mais surtout, terrible en ce moment, peur d&apos;apprendre à conduire. Peur débile évidemment. J&apos;ai deux mois où je n&apos;ai presque rien à faire, et je refuse de prendre des leçons  Peur de grandir. Peur de prendre des responsabilités. Parfois je m&apos;imagine l&apos;an prochain à la grande ville. Je rêve à ma vie nouvelle. Parfois dans la rue je me sens fière parfois. Je suis étudiante. Etudiante à l&apos;EPFL. Avec un bac français. Série ES. Sans mention. Parfois quand j&apos;y pense. Finalement, je ne sais plus ce que ça change, une mention. J&apos;ai eu 6 en histoire-géographie, avec 9 j&apos;avais un bac mentionné, un bac qui m&apos;ouvrait la porte de toutes les universités suisses. Mais un 9 en hist-géo m&apos;aurait-il vraiment prouvée plus capable que le 6 que j&apos;ai ramassé ? Bizarre ce monde  Chance, pas chance ? Mais l&apos;an prochain je vais en chier : 24 heures de maths, 5 de physique, 4 de chimie, 2 de bio par semaine. Mais si j&apos;y survis  
   Je ne me gave pas de dinosaurus mais j&apos;ai de beaux spécimens, même s&apos;ils sont loin d&apos;égaler mon vieux tyrannosaure, avec lequel je partageais mon lit quand j&apos;étais petite ; sûrement que j&apos;ai toujours aimé dormir avec des reptiles et autres batraciens gluants   


</summary>
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		<issued>2004-08-08T00:35:15Z</issued>
		<modified>2004-08-08T13:00:03Z</modified>
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<p>   Je n'ai pas le temps d'écrire ma vie, ces temps-ci. Pourtant je ne fais rien. Je donne une heure de maths par-ci par-là. Je glande le reste du temps, feuilletant des bouquins de physique-chimie ou bio. Je suis totalement improductive : il m'a fallu trois jours pour raconter en 7 pages ce que j'ai fait dans la soirée du 1er août, un récit qui n'est ni gai du triste, mais réaliste, sûrement cru, mais qui ne sera jamais reproduit ici. J'ai appris de mes échecs. Ce qu'il y a que l'on trouverait incorrect dans ma vie, je le garderai dorénavant toujours pour moi. 
   Dès que je touche mon salaire d'une heure de cours je le dépense en bêtises inutiles. J'ai besoin de couleurs dans ma vie, de gaieté. Alors ceinture orange, tee-shirt ridicule mais que j'aime déjà… 
<img src="http://antigone.joueb.com/images/tshirt.jpg" /> 
Seul problème, ça n'existait que dans des tailles inférieures au 10 ans, alors que je porterais plutôt du 12 ou voire même, si ça taille petit, du 14 ans. C'est inintéressant au possible, mais c'est pas grave. Admettons : je régresse, et c'est bien pour ça qu'on m'a demandé mes papiers à deux reprises ce soir ; je ne faisais même pas 16 ans. 
   J'ai passé quelques jours sans connexion, donc j'ai toujours pas répondu à mes e-mails, ni souhaité un bon anniversaire à Pierrot, ce que je fais, m'excusant platement du retard. Sans excuse, par contre, je n'ai toujours pas envoyé son cadeau à une copine dont l'anniversaire était en mai. Je suis nullissime. 
   Je commence tous mes paragraphes par &quot;je&quot;. La vie qui suit un trajet bien défini n'a que peu d'intérêt, finalement. Point de possibilité de lamentation, pas de détresse à évacuer. Et je me sens tellement ridicule de m'être tant plainte alors que finalement tout entre dans l'ordre prédéfini. J'entre au CMS, comme je le souhaitais depuis longtemps. Et qu'était-ce que ce mois d'angoisse, à part la possibilité d'apprendre à relativiser ?
   Mais j'ai d'autres angoisses, bien sûr. Peur de l'an prochain. Mais surtout, terrible en ce moment, peur d'apprendre à conduire. Peur débile évidemment. J'ai deux mois où je n'ai presque rien à faire, et je refuse de prendre des leçons… Peur de grandir. Peur de prendre des responsabilités. Parfois je m'imagine l'an prochain à la grande ville. Je rêve à ma vie nouvelle. Parfois dans la rue je me sens fière parfois. Je suis étudiante. Etudiante à l'EPFL. Avec un bac français. Série ES. Sans mention. Parfois quand j'y pense. Finalement, je ne sais plus ce que ça change, une mention. J'ai eu 6 en histoire-géographie, avec 9 j'avais un bac mentionné, un bac qui m'ouvrait la porte de toutes les universités suisses. Mais un 9 en hist-géo m'aurait-il vraiment prouvée plus capable que le 6 que j'ai ramassé ? Bizarre ce monde… Chance, pas chance ? Mais l'an prochain je vais en chier : 24 heures de maths, 5 de physique, 4 de chimie, 2 de bio par semaine. Mais si j'y survis… 
   Je ne me gave pas de dinosaurus mais j'ai de beaux spécimens, même s'ils sont loin d'égaler mon vieux tyrannosaure, avec lequel je partageais mon lit quand j'étais petite ; sûrement que j'ai toujours aimé dormir avec des reptiles et autres batraciens gluants…  
<img src="http://antigone.joueb.com/images/rex.jpg" /></p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Et elle chante encore (faux, quand même)</title>
		<author>
		<name>Antigone</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> La la la la la  Quoi ! tout aurait changé depuis ce 17 juillet ? Et pourquoi pas, d&apos;abord  Préoccupée par mon  hum  avenir (?), je n&apos;avais pas tellement pu profiter autant que je l&apos;aurais souhaité de ce concert mythique. Et après, je n&apos;avais pas pu savourer mes bons souvenirs, immédiatement effacés par ce refus auquel je ne m&apos;attendais pas. Tenez, j&apos;en voulais à la terre entière, à la Suisse surtout, à mon père, dont je maudissais la mutation qui m&apos;avait faite atterrir ici, report facile de déception, de crainte. Il m&apos;avait semblé qu&apos;en me refusant l&apos;admission au collège, on m&apos;interdisait surtout de prendre une place dans ce pays, de m&apos;y intégrer, que l&apos;on me mettait au ban de cette société, puisque jamais je ne saurai, à cause de cela, me reconnaître parmi mes concitoyens, n&apos;ayant finalement pas vécu les mêmes choses qu&apos;eux. Je ne sais pourquoi je vis mal ma situation de ni Suisse ni Française, dont je suis responsable à la base, n&apos;ayant jamais vraiment cherché à m&apos;intégrer autrement que par mes relations à l&apos;école. 
Et maintenant j&apos;ai la chance d&apos;un petit recommencement, d&apos;aller étudier, habiter  ailleurs. Rencontrer d&apos;autres personnes. A ce sujet, il y a les réalistes, ceux qui me disent que les vrais amis, ceux qui demeurent, ce sont en général ceux du lycée, et il y a les autres, ceux qui veulent me sortir du cycle infernal de &quot;je suis une victime, la vie me persécute !&quot; qui répliquent : &quot;Non, non, les authentiques c&apos;est ceux de la suite, ceux qui s&apos;intéressent aux même choses que toi.&quot; Alors j&apos;ai le choix. Soit je serais pour l&apos;éternité de ce genre de personne qui connaissent très peu de gens, et sans vraiment plus pour une bonne partie, ou alors je suis condamnée à ne frayer qu&apos;avec des futurs ingénieurs. Non, vraiment, personne n&apos;a rien compris. Ni moi non plus d&apos;ailleurs. 



***

 Même les articles en suggéré, je n&apos;en ferais plus. Quand je suggère, les gens qui me connaissent, et tant lisent ce journal, comprennent aussitôt. Je suis nulle pour faire discret. Et pourtant oh, comme je suggèrerais bien ce que je ne peux pas dire ! Mais tant pis. Pas la peine. Je reste en tête-à-tête avec Nietzsche. 
Demain ça ira mieux. 
Demain j&apos;apprends les &quot;je veux, je ne veux pas&quot;, je me donne les moyens d&apos;obtenir les &quot;je veux&quot;, j&apos;évite les &quot;je veux pas&quot; sauf si ce sont des &quot;je veux&quot; déguisés. 
Je descends le gouvernail, et la dérive même. Puis je me promeus capitaine, pendant que j&apos;y suis, puisqu&apos;on n&apos;est jamais que ce que l&apos;on veut bien être.
Et je répondrais à mes e-mail, demain. 

</summary>
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		<issued>2004-08-01T23:30:16Z</issued>
		<modified>2004-08-01T23:31:27Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://antigone.joueb.com"><![CDATA[<p> La la la la la… Quoi ! tout aurait changé depuis ce 17 juillet ? Et pourquoi pas, d'abord… Préoccupée par mon… hum… avenir (?), je n'avais pas tellement pu profiter autant que je l'aurais souhaité de ce concert mythique. Et après, je n'avais pas pu savourer mes bons souvenirs, immédiatement effacés par ce refus auquel je ne m'attendais pas. Tenez, j'en voulais à la terre entière, à la Suisse surtout, à mon père, dont je maudissais la mutation qui m'avait faite atterrir ici, report facile de déception, de crainte. Il m'avait semblé qu'en me refusant l'admission au collège, on m'interdisait surtout de prendre une place dans ce pays, de m'y intégrer, que l'on me mettait au ban de cette société, puisque jamais je ne saurai, à cause de cela, me reconnaître parmi mes concitoyens, n'ayant finalement pas vécu les mêmes choses qu'eux. Je ne sais pourquoi je vis mal ma situation de ni Suisse ni Française, dont je suis responsable à la base, n'ayant jamais vraiment cherché à m'intégrer autrement que par mes relations à l'école. 
Et maintenant j'ai la chance d'un petit recommencement, d'aller étudier, habiter… ailleurs. Rencontrer d'autres personnes. A ce sujet, il y a les réalistes, ceux qui me disent que les vrais amis, ceux qui demeurent, ce sont en général ceux du lycée, et il y a les autres, ceux qui veulent me sortir du cycle infernal de "je suis une victime, la vie me persécute !" qui répliquent : "Non, non, les authentiques c'est ceux de la suite, ceux qui s'intéressent aux même choses que toi." Alors j'ai le choix. Soit je serais pour l'éternité de ce genre de personne qui connaissent très peu de gens, et sans vraiment plus pour une bonne partie, ou alors je suis condamnée à ne frayer qu'avec des futurs ingénieurs. Non, vraiment, personne n'a rien compris. Ni moi non plus d'ailleurs. </p>

<center>***</center>

<p> Même les articles en suggéré, je n'en ferais plus. Quand je suggère, les gens qui me connaissent, et tant lisent ce journal, comprennent aussitôt. Je suis nulle pour faire discret. Et pourtant oh, comme je suggèrerais bien ce que je ne peux pas dire ! Mais tant pis. Pas la peine. Je reste en tête-à-tête avec Nietzsche. 
Demain ça ira mieux. 
Demain j'apprends les "je veux, je ne veux pas", je me donne les moyens d'obtenir les "je veux", j'évite les "je veux pas" sauf si ce sont des "je veux" déguisés. 
Je descends le gouvernail, et la dérive même. Puis je me promeus capitaine, pendant que j'y suis, puisqu'on n'est jamais que ce que l'on veut bien être.
Et je répondrais à mes e-mail, demain. </p>]]></content>
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	<entry>
		<title>Je suis reviendue de vacances !</title>
		<author>
		<name>Antigone</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Mais pas seulement ! A croire que le truc qui s&apos;occupe du destin a voulu me faire un cadeau : je suis admise au cours de mathématiques spéciales (CMS) de l&apos;Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Ce qu&apos;on pourrait présenter comme un genre de prépa. Si je réussis l&apos;année de CMS je pourrais entrer dans la section que je voudrais à l&apos;EPFL l&apos;année suivante, et ça sera sûrement l&apos;architecture.
J&apos;en reviens même pas. Au lieu de me taper comme je le pré-sentais une année à refaire un bac que j&apos;ai déjà sans la moindre motivation dans une pension en France, je vais me retrouver à Lausanne, dans un foyer, à faire des maths et de la physique-chimie pendant un an. Ce sera sûrement vraiment pas facile, mais je vais y gagner tellement d&apos;avantages que ça vaut toute la physique-chimie du monde !
Savoir ce que je vais faire l&apos;an prochain, savoir que je suis en vacances jusqu&apos;au mois d&apos;octobre... L&apos;existence m&apos;apparaît sous un jour bien meilleur, soudain. 
J&apos;étais pourtant si sûre de ne jamais être prise sans un 12 au bac !</summary>
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		<id>http://antigone.joueb.com/news/je-suis-reviendue-de-vacances</id>
		<issued>2004-07-31T16:11:03Z</issued>
		<modified>2004-07-31T16:34:13Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://antigone.joueb.com"><![CDATA[Mais pas seulement ! A croire que le truc qui s'occupe du destin a voulu me faire un cadeau : je suis admise au cours de mathématiques spéciales (CMS) de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Ce qu'on pourrait présenter comme un genre de prépa. Si je réussis l'année de CMS je pourrais entrer dans la section que je voudrais à l'EPFL l'année suivante, et ça sera sûrement l'architecture.
J'en reviens même pas. Au lieu de me taper comme je le pré-sentais une année à refaire un bac que j'ai déjà sans la moindre motivation dans une pension en France, je vais me retrouver à Lausanne, dans un foyer, à faire des maths et de la physique-chimie pendant un an. Ce sera sûrement vraiment pas facile, mais je vais y gagner tellement d'avantages que ça vaut toute la physique-chimie du monde !
Savoir ce que je vais faire l'an prochain, savoir que je suis en vacances jusqu'au mois d'octobre... L'existence m'apparaît sous un jour bien meilleur, soudain. 
J'étais pourtant si sûre de ne jamais être prise sans un 12 au bac !]]></content>
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		<title>Terminus, tout le monde.... remonte</title>
		<author>
		<name>Antigone</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Je suis arrivée si bas, là, qu&apos;il ne devrait pas être bien dur de remonter au moins un peu. Juste un peu. Pas dans le positif, peut-être pas encore. Mais remonter. 
Je n&apos;ai plus qu&apos;à considérer que le refus pour le collège était la baffe que je réclamais, et maintenant me mettre à m&apos;intéresser à ma vie, cesser d&apos;être simple spectatrice 
Je souris quand même. J&apos;ai encore dans mon truc là, peut-être mon c ur, puisqu&apos;on en a tous un, n&apos;est-ce pas, la capacité de m&apos;émouvoir, de compatir et tout le tralala, je sais encore qu&apos;il n&apos;existe rien de meilleur qu&apos;un fruit tiède qu&apos;on cueille en plein après-midi, même s&apos;il est terriblement amer  Un peu comme si j&apos;étais vraiment plus vieille, je me souviens de trucs très récents qui me semblent dater beaucoup plus. Il y a un an j&apos;avais réussi à passer une heure de la soirée sur les genoux de celui dont j&apos;avais décidé de tomber amoureuse   et j&apos;y avais bien réussi, si bien qu&apos;hier, fêtant cet anniversaire, j&apos;ai décidé qu&apos;après un an c&apos;était tout, j&apos;oubliai pour de vrai. &quot;Love is not big truth&quot; disent bien les Kings of Convenience, et finalement  Je croyais bêtement pourtant qu&apos;il ne devait y avoir que ça de valable, que tout irait mieux dans ma vie quand j&apos;aurais eu trouvé quelqu&apos;un pour m&apos;aimer. Près de lui, j&apos;avais le c ur qui battait si fort qu&apos;il me semblait qu&apos;il exploserait. Je n&apos;ai besoin que de ça. D&apos;aimer. Etre aimée, dans le fond, je m&apos;en tape complètement. 
Il m&apos;arrive de regarder Dawson à la télé, ces temps, comme j&apos;ai pas grand chose à faire. Et c&apos;est vraiment con, mais je suis obligée de me reconnaître dans le personnage de Jane. L&apos;expérience qu&apos;elle fait avec Pacey d&apos;être fuck-friends, son histoire avec Henry qui est plus jeune qu&apos;elle  J&apos;aurais jamais imaginé pouvoir retrouver mes conneries dans une série débile pour ado, ou plutôt faire des conneries de série pour jeune fille sentimentale. 
Dans le fond, la situation n&apos;a pas évolué d&apos;un pouce. J&apos;ai toujours 11,7 à mon bac parce que j&apos;ai loupé l&apos;histoire-géo, et je ne suis pas prise au collège. (J&apos;espérais tellement, mais faut croire que c&apos;était pas pour moi.). Alors en fait, à la fin des fins, je risque de repasser mon bac. Sauf si, éclair de génie, je trouve une solution. 

Maintenant je me réveille, et j&apos;avance. Faudra bien s&apos;y décider un jour. Mais j&apos;aimerais bien pouvoir reprendre ma vie là où je l&apos;ai laissée presque 10 ans plutôt.

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		<id>http://antigone.joueb.com/news/terminus-tout-le-monde-remonte</id>
		<issued>2004-07-16T23:05:23Z</issued>
		<modified>2004-07-16T23:05:23Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://antigone.joueb.com"><![CDATA[<p>Je suis arrivée si bas, là, qu'il ne devrait pas être bien dur de remonter au moins un peu. Juste un peu. Pas dans le positif, peut-être pas encore. Mais remonter. 
Je n'ai plus qu'à considérer que le refus pour le collège était la baffe que je réclamais, et maintenant me mettre à m'intéresser à ma vie, cesser d'être simple spectatrice…
Je souris quand même. J'ai encore dans mon truc là, peut-être mon cœur, puisqu'on en a tous un, n'est-ce pas, la capacité de m'émouvoir, de compatir et tout le tralala, je sais encore qu'il n'existe rien de meilleur qu'un fruit tiède qu'on cueille en plein après-midi, même s'il est terriblement amer… Un peu comme si j'étais vraiment plus vieille, je me souviens de trucs très récents qui me semblent dater beaucoup plus. Il y a un an j'avais réussi à passer une heure de la soirée sur les genoux de celui dont j'avais décidé de tomber amoureuse – et j'y avais bien réussi, si bien qu'hier, fêtant cet anniversaire, j'ai décidé qu'après un an c'était tout, j'oubliai pour de vrai. "Love is not big truth" disent bien les Kings of Convenience, et finalement… Je croyais bêtement pourtant qu'il ne devait y avoir que ça de valable, que tout irait mieux dans ma vie quand j'aurais eu trouvé quelqu'un pour m'aimer. Près de lui, j'avais le cœur qui battait si fort qu'il me semblait qu'il exploserait. Je n'ai besoin que de ça. D'aimer. Etre aimée, dans le fond, je m'en tape complètement. 
Il m'arrive de regarder Dawson à la télé, ces temps, comme j'ai pas grand chose à faire. Et c'est vraiment con, mais je suis obligée de me reconnaître dans le personnage de Jane. L'expérience qu'elle fait avec Pacey d'être fuck-friends, son histoire avec Henry qui est plus jeune qu'elle… J'aurais jamais imaginé pouvoir retrouver mes conneries dans une série débile pour ado, ou plutôt faire des conneries de série pour jeune fille sentimentale. 
Dans le fond, la situation n'a pas évolué d'un pouce. J'ai toujours 11,7 à mon bac parce que j'ai loupé l'histoire-géo, et je ne suis pas prise au collège. (J'espérais tellement, mais faut croire que c'était pas pour moi.). Alors en fait, à la fin des fins, je risque de repasser mon bac. Sauf si, éclair de génie, je trouve une solution. 

Maintenant je me réveille, et j'avance. Faudra bien s'y décider un jour. Mais j'aimerais bien pouvoir reprendre ma vie là où je l'ai laissée presque 10 ans plutôt.</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Et chpaf !</title>
		<author>
		<name>Antigone</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Pas d&apos;humeur parce qu&apos;ils ont refusé de me prendre au collège. 
J&apos;avais demandé une baffe, et là, je crois que j&apos;en ai une intéressante. 
Plus qu&apos;à attendre mon refus de l&apos;EPFL, puisque ça serait bien absurde de ne pouvoir passer la maturité et d&apos;être prise à l&apos;EPFL. 
Première réaction, bien entendu, c&apos;est : &quot;Connards de Suisses !&quot;, suivie de : &quot;Putain d&apos;expatriation de merde !&quot;, ensuite : &quot;Ecoles privées à la con !&quot;. Après la demie-minute de foutage de fautes sur les autres, je me calme, me flanque une bonne gifle sur chaque joue, puis encore une paire, encore une et vais me passer de l&apos;eau froide sur le visage, étonnée de la couleur que je suis arrivée à me donner. Là je me re-calme. Et je me donne les fautes qui m&apos;incombent réellement : &quot;Tu savais, pauvre conne, que tu devais avoir 12 au bac, et t&apos;avais les moyens de le faire !&quot; Re-gifle. Tente encore de se défaire de sa faute, réprime : &quot;Ta gueule maintenant, fallait juste travailler plus.&quot; Envie de chialer et de se lamenter, va se cacher sous sa couette, s&apos;accorde 2 minutes, puisque des fois c&apos;est nécessaire. Pleure sans bruit avec des grosses larmes qui glissent sur ses joues. S&apos;autorise à rejeter la faute pour un moment. Trouve une cible. Se refrappe puisqu&apos;elle sait qu&apos;elle ne peut pas forcer quelqu&apos;un à l&apos;aimer. Comprends qu&apos;en plus d&apos;être trop conne pour avoir une mention au bac, je suis trop conne pour qu&apos;on puisse m&apos;aimer, et trop conne pour comprendre que je suis la seule responsable de ses déboires. A mal à la tronche. Pleure pour la beauté de l&apos;acte, sans plus penser à rien car a trop peur de se reprendre une baffe. Change d&apos;avis, se lamente carrément : &quot;Mais c&apos;est pas de ma fauteuh, il me manque que 11 points, c&apos;est la faute de la gym, c&apos;est la faute de la France, c&apos;est la faute de l&apos;expatriation &quot;
Je devrais m&apos;enregistrer dans ces moments-là. 
Finalement je dresse la liste de mes tors : 
- a voulu redoubler sa 4ème 
- n&apos;a pas choisi de faire S
- n&apos;a pas jugé nécessaire de faire des inscriptions en France
- n&apos;a pas travaillé assez 
- n&apos;a pas eu 12
- n&apos;est pas capable d&apos;assumer ses fautes
- n&apos;est pas sportive
- invente des excuses bidons à la pelle

[Encore une autre, là, j&apos;en tiens une bonne  enfin, pour dire que c&apos;est pas de ma faute si je rejète les fautes. J&apos;ai une connaissance qui fait ça à merveille, il m&apos;a contaminée.]

Et je vais faire quoi, moi, maintenant ?
Refaire mon bac en France avec des petits de 17 ans ? 

Voir un orienteur, pasqu&apos;est complètement larguée. 
&quot;Que faire en Suisse avec le bac français et seulement 11,7 de moyenne ?&quot; 

[Bordel, j&apos;étais certaine qu&apos;ils m&apos;accepteraient au collège.]

</summary>
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		<issued>2004-07-16T14:52:36Z</issued>
		<modified>2004-07-16T14:52:36Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://antigone.joueb.com"><![CDATA[<p>Pas d'humeur parce qu'ils ont refusé de me prendre au collège. 
J'avais demandé une baffe, et là, je crois que j'en ai une intéressante. 
Plus qu'à attendre mon refus de l'EPFL, puisque ça serait bien absurde de ne pouvoir passer la maturité et d'être prise à l'EPFL. 
Première réaction, bien entendu, c'est : "Connards de Suisses !", suivie de : "Putain d'expatriation de merde !", ensuite : "Ecoles privées à la con !". Après la demie-minute de foutage de fautes sur les autres, je me calme, me flanque une bonne gifle sur chaque joue, puis encore une paire, encore une et vais me passer de l'eau froide sur le visage, étonnée de la couleur que je suis arrivée à me donner. Là je me re-calme. Et je me donne les fautes qui m'incombent réellement : "Tu savais, pauvre conne, que tu devais avoir 12 au bac, et t'avais les moyens de le faire !" Re-gifle. Tente encore de se défaire de sa faute, réprime : "Ta gueule maintenant, fallait juste travailler plus." Envie de chialer et de se lamenter, va se cacher sous sa couette, s'accorde 2 minutes, puisque des fois c'est nécessaire. Pleure sans bruit avec des grosses larmes qui glissent sur ses joues. S'autorise à rejeter la faute pour un moment. Trouve une cible. Se refrappe puisqu'elle sait qu'elle ne peut pas forcer quelqu'un à l'aimer. Comprends qu'en plus d'être trop conne pour avoir une mention au bac, je suis trop conne pour qu'on puisse m'aimer, et trop conne pour comprendre que je suis la seule responsable de ses déboires. A mal à la tronche. Pleure pour la beauté de l'acte, sans plus penser à rien car a trop peur de se reprendre une baffe. Change d'avis, se lamente carrément : "Mais c'est pas de ma fauteuh, il me manque que 11 points, c'est la faute de la gym, c'est la faute de la France, c'est la faute de l'expatriation…"
Je devrais m'enregistrer dans ces moments-là. 
Finalement je dresse la liste de mes tors : 
- a voulu redoubler sa 4ème 
- n'a pas choisi de faire S
- n'a pas jugé nécessaire de faire des inscriptions en France
- n'a pas travaillé assez 
- n'a pas eu 12
- n'est pas capable d'assumer ses fautes
- n'est pas sportive
- invente des excuses bidons à la pelle

[Encore une autre, là, j'en tiens une bonne… enfin, pour dire que c'est pas de ma faute si je rejète les fautes. J'ai une connaissance qui fait ça à merveille, il m'a contaminée.]

Et je vais faire quoi, moi, maintenant ?
Refaire mon bac en France avec des petits de 17 ans ? 

Voir un orienteur, pasqu'est complètement larguée. 
"Que faire en Suisse avec le bac français et seulement 11,7 de moyenne ?" 

<small>[Bordel, j'étais certaine qu'ils m'accepteraient au collège.]</small></p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Plus long, cette fois, mais pas de moi</title>
		<author>
		<name>Antigone</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">C&apos;est bien. Vraiment très bien. Une heure extraordinaire, qui ne sembla durer que 10 minutes.
J&apos;ai une photo, très éloquente, de mon sourire niais en rentrant chez moi. Et, simple souvenir, le bracelet jaune fluo qu&apos;il faudra un jour que je me décide à ôter de mon bras. 
Ça ne vous intéresse pas, mais tant pis. 


Photos insipides, mais on s&apos;en fiche. 
Une demi-heure d&apos;embouteillages, réfaction du tunnel de Glion oblige, une crampe à la jambe d&apos;embrayage de ma s ur, un peu de circulation sur bande d&apos;arrêt d&apos;urgence dès que la sortie Montreux fut en vue, des kilomètres gambadés au bord du lac, un peu de mangeaille, et enfin, après des siècles d&apos;attente aux chiottes, 20h30, entrée dans la salle. Quasi déserte. Alors on s&apos;y pose par terre pour attendre. On en revient pas : on est tout devant, tant mieux pour nos même pas 3m20 additionnés. Puis, enfin, une demi-heure qui semble durer deux ans. On se lève. Applaudit. Un petit bonsoir en français, puis Until you&apos;d understand. Magique. Une deuxième, et alors j&apos;ai cessé de retenir lesquelles c&apos;étaient. Puis Eirik nous a dit que si on voulait on n&apos;avait qu&apos;à approcher. Alors on s&apos;est assis sur la scène. Et on les a vus en vrai de vrai de près. Y&apos;avait pas deux mètres entre moi et Eirik 
Bref, je suis nulle pour écrire aujourd&apos;hui (ou comme d&apos;hab&apos;, à vous de voir), parce que je n&apos;ai vraiment pas la tête à ça. Alors je fais copier-coller de ce qu&apos;ils en disent sur le site du Montreux Jazz, ça sera bien plus simple et bien plus mieux. 
&quot;Le public du Miles Davis fut résolument comblé. Les deux norvégiens Kings Of Convenience n&apos;eurent qu&apos;à laisser leur charme naturel agir pour conquérir, en deux temps trois accords, le public recueilli. Leurs compositions aériennes à deux guitares acoustiques, ou au duo guitare / piano, sur lesquelles se déposent les voix fragiles et soufflées des deux complices Eric Glambeck Boe et Erlend Oye, ont ému un public partagé entre l&apos;envie d&apos;applaudir et la peur de briser l&apos;état de grâce créé par les deux larrons. Les nordiques imperturbables, partant en grands conciliabules au nez et à la barbe du public, se sont révélés être deux drôles de pince-sans-rire, et un rien provocateurs même, en relatant par exemple le fait que certains comparaient leur musique à la Suisse : quelque chose de calme et ennuyeux. Eux ne sont bien entendu pas du même avis, et ils n&apos;ont pas eu de mal à convaincre l&apos;audience littéralement suspendue à leurs lèvres.&quot;
C&apos;était hypra-bien, et puis voilà. 
Et c&apos;est évident qu&apos;après ça, 16 Horsepower c&apos;était vraiment bruyant, et que Suzanne Vega semblait bien fade. 


</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://antigone.joueb.com/news/plus-long-cette-fois-mais-pas-de-moi"/>
		<id>http://antigone.joueb.com/news/plus-long-cette-fois-mais-pas-de-moi</id>
		<issued>2004-07-16T13:29:42Z</issued>
		<modified>2004-07-16T13:31:31Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://antigone.joueb.com"><![CDATA[<p>C'est bien. Vraiment très bien. Une heure extraordinaire, qui ne sembla durer que 10 minutes.
J'ai une photo, très éloquente, de mon sourire niais en rentrant chez moi. Et, simple souvenir, le bracelet jaune fluo qu'il faudra un jour que je me décide à ôter de mon bras. 
Ça ne vous intéresse pas, mais tant pis. 
<img src="http://antigone.joueb.com/images/mainj.jpg" />
<img src="http://antigone.joueb.com/images/sourir.jpg" />
Photos insipides, mais on s'en fiche. 
Une demi-heure d'embouteillages, réfaction du tunnel de Glion oblige, une crampe à la jambe d'embrayage de ma sœur, un peu de circulation sur bande d'arrêt d'urgence dès que la sortie Montreux fut en vue, des kilomètres gambadés au bord du lac, un peu de mangeaille, et enfin, après des siècles d'attente aux chiottes, 20h30, entrée dans la salle. Quasi déserte. Alors on s'y pose par terre pour attendre. On en revient pas : on est tout devant, tant mieux pour nos même pas 3m20 additionnés. Puis, enfin, une demi-heure qui semble durer deux ans. On se lève. Applaudit. Un petit bonsoir en français, puis <a href="http://20six.fr/superfrosch">Until you'd understand</a>. Magique. Une deuxième, et alors j'ai cessé de retenir lesquelles c'étaient. Puis Eirik nous a dit que si on voulait on n'avait qu'à approcher. Alors on s'est assis sur la scène. Et on les a vus en vrai de vrai de près. Y'avait pas deux mètres entre moi et Eirik…
Bref, je suis nulle pour écrire aujourd'hui (ou comme d'hab', à vous de voir), parce que je n'ai vraiment pas la tête à ça. Alors je fais copier-coller de ce qu'ils en disent sur le site du Montreux Jazz, ça sera bien plus simple et bien plus mieux. 
<i>&quot;Le public du Miles Davis fut résolument comblé. Les deux norvégiens Kings Of Convenience n'eurent qu'à laisser leur charme naturel agir pour conquérir, en deux temps trois accords, le public recueilli. Leurs compositions aériennes à deux guitares acoustiques, ou au duo guitare / piano, sur lesquelles se déposent les voix fragiles et soufflées des deux complices Eric Glambeck Boe et Erlend Oye, ont ému un public partagé entre l'envie d'applaudir et la peur de briser l'état de grâce créé par les deux larrons. Les nordiques imperturbables, partant en grands conciliabules au nez et à la barbe du public, se sont révélés être deux drôles de pince-sans-rire, et un rien provocateurs même, en relatant par exemple le fait que certains comparaient leur musique à la Suisse : quelque chose de calme et ennuyeux. Eux ne sont bien entendu pas du même avis, et ils n'ont pas eu de mal à convaincre l'audience littéralement suspendue à leurs lèvres.&quot;</i>
C'était hypra-bien, et puis voilà. 
Et c'est évident qu'après ça, 16 Horsepower c'était vraiment bruyant, et que Suzanne Vega semblait bien fade. </p>
]]></content>
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	<entry>
		<title>Le concert de Kings of Convenience...</title>
		<author>
		<name>Antigone</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">...c&apos;était mythique. 
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		<issued>2004-07-16T00:38:44Z</issued>
		<modified>2004-07-16T00:39:53Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://antigone.joueb.com"><![CDATA[...c'était mythique. <br />]]></content>
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	<entry>
		<title>Tout expédier vite fait, ou tout recommencer</title>
		<author>
		<name>Antigone</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Tous mes dossiers sont partis. Je n&apos;ai plus qu&apos;à attendre des réponses. Pour ma reconversion dans le système suisse, ça devrait venir vite. Et ça pourrait être positif. Alors j&apos;ai regardé les programmes hier soir. Je n&apos;ai pas l&apos;impression de m&apos;attaquer à l&apos;impossible. A part dans l&apos;enseignement scientifique, et l&apos;allemand, ça devrait pas demander énormément de travail. Si c&apos;est ce que je dois me retrouver à faire, ça ne devrait pas être insurmontable. Juste de retourner à l&apos;école pendant deux ans ça sera long. Alors je réfléchis à ce que je prendrais comme choix d&apos;options  Et sinon je me prends à rêver d&apos;être prise en année préparatoire pour l&apos;EPFL, d&apos;aller vivre à Lausanne, avoir une chambre dans un foyer pour étudiants, un abonnement général (ce truc oh combien mythique qui donne l&apos;accès à la quasi-totalité du réseau de trains, bus, etc. de Suisse)  Indépendance. 
Attendre, donc. Que ça à faire. 

Crier haut et fort que je ne suis rien qu&apos;une dreams-feelings-bref-love-killeuse, puis rajouter entre parenthèse un petit &quot;désarmée&quot;, et finalement découvrir que je suis incapable de faire passer le moindre message subliminalement. 
Qu&apos;il comprenne que c&apos;est lui qui m&apos;a mandatée pour tuer l&apos;Amour. 
Qu&apos;il comprenne que je m&apos;escrime à tuer les sentiments que j&apos;ai pour lui. 
Qu&apos;il comprenne que c&apos;est lui qui m&apos;a fait poignarder mes rêves dans le dos. 
Que je trouve les couilles de lui dire tout ça directement. Mais ça c&apos;est pour jamais. Il n&apos;y aura qu&apos;un e-mail en septembre où je lui reprocherais nos adieux manqués, alors que je ne veux surtout pas de confrontation finale. Et lui dire, t&apos;sais, si tu m&apos;avais aimée au lieu de chercher sans fin ce qui n&apos;existait pas, mon c ur, l&apos;était à toi pour longtemps. 
Et enfin lui dire : &quot;Depuis un an je m&apos;accroche à des sentiments dénaturés pour ce fichu nantais parce que c&apos;était l&apos;assurance de me blinder contre toi. Fichu nantais qui finalement n&apos;a jamais rempli que le rôle du carnet sur lequel on colle des autocollants dont on ferait collection. Figure malléable à souhait sur laquelle j&apos;ai collé tout et n&apos;importe quoi. Et maintenant que t&apos;as déserté pour la Bretagne, que j&apos;ai le sentiment profond que tu ne remettras presque plus les pieds dans ce foutu pays, peut-être qu&apos;enfin je vais pouvoir effacer tout ça &quot;
Et j&apos;oserais même pas. Envie de pathétisme, mais pas le courage.
Et puis, finalement, tout ça c&apos;est probablement que des conneries. J&apos;arrive pas à distinguer vraiment les sentiments, je suis jamais certaine de ressentir quoi que ce soit. Alors je le dis peut-être maintenant dans le mouvement de je ne sais quoi. 
Depuis le printemps je ne fais qu&apos;espérer que tu n&apos;auras pas 12 au bac. Tu t&apos;en vas. C&apos;est ce que je souhaitais le plus ardemment. C&apos;est que tu es tellement insupportable quand tu étales devant moi ta bien meilleure &quot;réussite sociale&quot;, quand tu te vantes de toutes les ouvertures que tu as, que tu me reproches de ne pas sortir beaucoup  Et pourtant, ça t&apos;a vraiment rendu heureux, tout ça ? plus heureux que moi ? Oh, pas dur, tu me diras  Je crains trop de t&apos;entendre me répondre oui pour oser te poser la question. 
Et que je te demande encore, comme avec impatience, quand c&apos;est que tu te décides à me débarrasser le plancher  Mais foutez-moi vite un point final à toute cette histoire ! 
J&apos;aime pas les trucs qui s&apos;achèvent. 

</summary>
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		<issued>2004-07-14T21:13:15Z</issued>
		<modified>2004-07-14T21:13:15Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://antigone.joueb.com"><![CDATA[<p>Tous mes dossiers sont partis. Je n'ai plus qu'à attendre des réponses. Pour ma reconversion dans le système suisse, ça devrait venir vite. Et ça pourrait être positif. Alors j'ai regardé les programmes hier soir. Je n'ai pas l'impression de m'attaquer à l'impossible. A part dans l'enseignement scientifique, et l'allemand, ça devrait pas demander énormément de travail. Si c'est ce que je dois me retrouver à faire, ça ne devrait pas être insurmontable. Juste de retourner à l'école pendant deux ans ça sera long. Alors je réfléchis à ce que je prendrais comme choix d'options… Et sinon je me prends à rêver d'être prise en année préparatoire pour l'EPFL, d'aller vivre à Lausanne, avoir une chambre dans un foyer pour étudiants, un abonnement général (ce truc oh combien mythique qui donne l'accès à la quasi-totalité du réseau de trains, bus, etc. de Suisse)… Indépendance. 
Attendre, donc. Que ça à faire. 

Crier haut et fort que je ne suis rien qu'une dreams-feelings-bref-love-killeuse, puis rajouter entre parenthèse un petit "désarmée", et finalement découvrir que je suis incapable de faire passer le moindre message subliminalement. 
Qu'il comprenne que c'est lui qui m'a mandatée pour tuer l'Amour. 
Qu'il comprenne que je m'escrime à tuer les sentiments que j'ai pour lui. 
Qu'il comprenne que c'est lui qui m'a fait poignarder mes rêves dans le dos. 
Que je trouve les couilles de lui dire tout ça directement. Mais ça c'est pour jamais. Il n'y aura qu'un e-mail en septembre où je lui reprocherais nos adieux manqués, alors que je ne veux surtout pas de confrontation finale. Et lui dire, t'sais, si tu m'avais aimée au lieu de chercher sans fin ce qui n'existait pas, mon cœur, l'était à toi pour longtemps. 
Et enfin lui dire : "Depuis un an je m'accroche à des sentiments dénaturés pour ce fichu nantais parce que c'était l'assurance de me blinder contre toi. Fichu nantais qui finalement n'a jamais rempli que le rôle du carnet sur lequel on colle des autocollants dont on ferait collection. Figure malléable à souhait sur laquelle j'ai collé tout et n'importe quoi. Et maintenant que t'as déserté pour la Bretagne, que j'ai le sentiment profond que tu ne remettras presque plus les pieds dans ce foutu pays, peut-être qu'enfin je vais pouvoir effacer tout ça…"
Et j'oserais même pas. Envie de pathétisme, mais pas le courage.
Et puis, finalement, tout ça c'est probablement que des conneries. J'arrive pas à distinguer vraiment les sentiments, je suis jamais certaine de ressentir quoi que ce soit. Alors je le dis peut-être maintenant dans le mouvement de je ne sais quoi. 
Depuis le printemps je ne fais qu'espérer que tu n'auras pas 12 au bac. Tu t'en vas. C'est ce que je souhaitais le plus ardemment. C'est que tu es tellement insupportable quand tu étales devant moi ta bien meilleure "réussite sociale", quand tu te vantes de toutes les ouvertures que tu as, que tu me reproches de ne pas sortir beaucoup… Et pourtant, ça t'a vraiment rendu heureux, tout ça ? plus heureux que moi ? Oh, pas dur, tu me diras… Je crains trop de t'entendre me répondre oui pour oser te poser la question. 
Et que je te demande encore, comme avec impatience, quand c'est que tu te décides à me débarrasser le plancher… Mais foutez-moi vite un point final à toute cette histoire ! 
J'aime pas les trucs qui s'achèvent. </p>]]></content>
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